Cliniques Saint Martin

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Hospitalisation complète

L’établissement prend en charge, pour sa spécialisation liée aux affections neurologiques, majoritairement des AVC avec hémiplégie, des affections de nerfs et des affections du système nerveux.

Dans sa discipline liée aux affections de l’appareil locomoteur, l’établissement prend principalement en charge des arthroses du genou et de la hanche avec implant articulaire, ainsi que d’autres affections.

Chaque unité est encadrée par un « binôme », un médecin spécialiste en médecine physique et réadaptation et un médecin généraliste, associé à une cadre de soins et une secrétaire médicale.

Les professionnels sont spécialisés dans la prise en charge des complications favorisées par les déficiences, comme les attitudes vicieuses, les para-ostéo-arthropathies, la spasticité…

Des évaluations et des solutions sont proposées en collaboration avec les services et les médecins adresseurs. Différents gestes techniques peuvent également être proposés au patient durant son séjour à la clinique Saint Martin Sud (blocs moteurs neurologiques, injections de toxine botulique, gestes infiltratifs).

Des consultations externes ont été développées au sein de l’établissement : consultations médico-techniques d’appareillage, évaluation pré et post toxine botulique, avis spécialisé sur le positionnement au fauteuil, validation de fauteuils roulants électriques, gestes infiltratifs.

Les professionnels des unités de soins (infirmiers, aides-soignants…) contribuent à la poursuite de la prise en charge médicale et participent également à la rééducation/réadaptation, en incitant le patient à l’acquisition de l’autonomie, en prévenant les risques, en donnant des éléments d’éducation au patient et à son entourage (complications du diabète, prévention des escarres…).

La continuité médicale est assurée, en dehors des horaires de présence des médecins du centre, par les internes et les médecins hospitaliers seniors d’astreinte du site hospitalier de Sainte Marguerite.

Les professionnels de rééducation/réadaptation/réinsertion sont attachés de façon spécifique à chaque unité d’hospitalisation, spécialisés par pathologie.

Les kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, psychologues et assistantes sociales travaillent de concert, en collaboration avec les médecins et les personnels de soins, pour accompagner le patient et son entourage vers une récupération fonctionnelle et permettre le plus souvent un retour à domicile.

Des ateliers collectifs animés par des enseignants en APA sont mis en place avec des thématiques adaptées aux déficiences des patients, en complément des autres prises en charge.

Hospitalisation de jour

Trois filières ont été développées via l’unité d’hospitalisation de jour :

  • Neurologie : suite d’AVC pour des patients ne relevant pas ou plus de l’hospitalisation complète et accessibles à une prise en charge rééducative de 3 heures par jour. Selon les besoins, réalisation de blocs moteurs et d’injections de toxines botuliniques.
  • Rachis : patients souffrant de lombo-dorsalgies sub-aiguës en cours de chronicisation ou chroniques, non opérés ou opérés depuis plus de 3 mois.
  • Épaule : épaule enraidie en post-opératoire (suture de coiffe ou non) et capsulite rétractile. En discussion avec le correspondant, des gestes d’infiltration peuvent être proposés.

La rééducation a plusieurs buts, notamment :

  • Renforcer les muscles
  • Entretenir les articulations des membres
  • Améliorer les amplitudes articulaires
  • Stimuler la réactivation musculaire en cas de paralysie
  • Récupérer la marche et l’équilibre
  • Récupérer les capacités de communication ou les atteintes intellectuelles
  • Récupérer des capacités cardio-pulmonaires et d’endurance à l’effort
  • Adapter votre environnement à vos capacités locomotrices

La prise en charge pluridisciplinaire s’organise autour de 5 demi-journées par semaine.

Le parcours de soins est déterminé en fonction des besoins que nécessite l’état de santé du patient. La prise en charge s’organise, a minima, par l’intervention de 2 thérapeutes (kinésithérapeute, ergothérapeute, EAPA, neuropsychologue, orthophoniste…). Cette prise en charge est évolutive en fonction de la symptomatologie.

Nos objectifs, avec la participation du patient, sont d’aider à retrouver au plus tôt à la fois l’indépendance pour tous les actes de la vie quotidienne et au niveau professionnel.

Santé publique et soins spécifiques

Cette population fragile nécessite une prise en charge spécifique, à la fois clinique mais aussi dans la rééducation/réadaptation/réinsertion, à savoir :

  • La prévention des complications liées au décubitus par l’intermédiaire de matériels adaptés (matelas anti-escarre, coussin anti-escarre…), de vigilances particulières (alimentation, hydratation, poids…), mais aussi par la prévention de l’iatrogénie médicamenteuse. Une réévaluation annuelle des pratiques professionnelles permet l’amélioration des pratiques des médecins.
  • La prévention des chutes est une priorité. Les patients identifiés à risque de chute lors de l’examen clinique initial sont intégrés à un programme de prévention des chutes (mesures de rééducation axées sur l’équilibre et la proprioception lors de séances d’éducation individuelle et collective).
  • Prévention et traitement de l’ostéoporose. Les patients peuvent bénéficier d’une prise en charge dans le service du Pr Villani, unité d’hospitalisation de jour. Pour les personnes de plus de 74 ans ou victimes de fracture d’allure ostéoporotique, une orientation rhumatologique pour bilan d’ostéoporose peut être proposée.

Dès l’admission, le médecin recherche les situations sociales et/ou professionnelles problématiques. Un signalement est fait auprès du pôle social pour, par exemple, ouvrir ou réactiver des droits sociaux, accompagner le patient et son entourage pour des difficultés financières, professionnelles…

Il est également possible d’aider à la prise en charge de l’entretien du linge personnel des patients isolés et en situation de précarité, en fournissant les jetons pour les machines à laver ou les sèche-linges, disponibles dans chaque unité de soins.

Le pôle social peut également fournir le minimum utile pour assurer l’hygiène des patients démunis ou isolés (gels douche, shampoing, brosse à dents et dentifrice…). Nous poursuivons les aides aux personnes démunies par l’intermédiaire du pôle social.

Parmi les causes principales des AVC ischémiques, on trouve le tabagisme et l’éthylisme. De plus, un certain nombre de patients ont des addictions à des drogues comme le cannabis…

L’évaluation médicale initiale inclut systématiquement la recherche des addictions.

Le patient est encouragé au sevrage grâce à des aides médicamenteuses qui peuvent être proposées (dérivés nicotiniques…), mais aussi un suivi psychologique et/ou psychiatrique peut être proposé durant tout le séjour.

Nous prenons en charge des patients souffrant de troubles psychiques, dans la mesure où ils sont aptes à participer à la rééducation.

Il est alors possible de mettre en place un suivi par une psychologue ou le psychiatre travaillant au sein de notre structure.

Les médicaments sont efficaces contre certaines maladies, mais leur usage n’est pas anodin. Qu’ils soient pris seuls ou en association, ils peuvent avoir des effets indésirables plus ou moins graves sur l’état de santé de la personne.

Lors de votre séjour, l’équipe médicale évaluera vos traitements actuels et, si besoin, procédera à un réajustement.

Un programme d’éducation thérapeutique axé sur la prise en charge de l’AVC a été élaboré au sein de l’établissement et mis en œuvre depuis début 2026. Ce programme est piloté par une équipe pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, ergothérapeute, neuropsychologue, diététicienne, orthophoniste et EAPA). Tous ces professionnels ont été formés.

Conscients de l’efficacité de l’éducation en santé dans la prévention et la prise en charge de certaines pathologies, les professionnels de l’établissement effectuent régulièrement, aussi bien pour les patients victimes d’affections neurologiques ou de l’appareil locomoteur, une éducation du patient.

Ainsi, les personnels des unités de soins font une éducation du patient et/ou de son entourage sur le diabète ou le régime pour les patients sous AVK, en collaboration avec la diététicienne, tout comme l’éducation à la prévention des escarres, les soins d’hygiène…

Les personnels des plateaux techniques participent à une éducation sur la prévention des épaules douloureuses chez le patient hémiplégique (sujet d’une évaluation des pratiques professionnelles), la prévention des manœuvres luxantes chez la personne porteuse d’une PTH, l’école du dos pour les malades opérés du rachis ou victimes d’une lombalgie chronique.

La prise en charge de la douleur au sein de notre établissement est une priorité, et cela sur tout le parcours de soins (unité d’hospitalisation, plateau technique…).

La lutte contre la douleur implique une participation transversale des soignants, et c’est dans cette optique que le CLUD a instauré des ateliers de mise en situation pratique animés par une ergothérapeute sur l’installation et les mobilisations des patients hémiplégiques, dans le cadre de la prévention des douleurs liées aux soins.

La nutrition constitue un élément essentiel du parcours de soins. Elle participe activement à la prévention, au traitement et au rétablissement des patients.

Chaque patient bénéficie d’un accompagnement nutritionnel adapté à ses besoins, sa pathologie et son état de santé. Dès l’admission, une évaluation permet d’identifier les risques de dénutrition ou de déséquilibres alimentaires.

Les équipes pluridisciplinaires — médecins, soignants et diététicienne — collaborent pour assurer un suivi individualisé et évolutif tout au long du séjour.

La prise en charge nutritionnelle s’inscrit dans une démarche globale de qualité et de sécurité des soins, reposant sur :

  • Le dépistage précoce de la dénutrition
  • La mise en place de plans alimentaires adaptés
  • Le suivi régulier de l’état nutritionnel
  • Une coordination étroite entre professionnels de santé

La clinique veille à proposer des repas alliant qualité nutritionnelle et plaisir, tout en respectant les régimes spécifiques (textures modifiées, allergies, régimes thérapeutiques).

Prévention et éducation nutritionnelle
La Clinique Saint Martin Sud accompagne également les patients dans une démarche de prévention, en proposant des conseils personnalisés pour adopter des habitudes alimentaires durables, y compris après la sortie.

Au-delà de l’information donnée ou affichée, durant le séjour, les équipes de soins et sociale accompagnent le patient et/ou sa famille dans les aides techniques, humaines et sociales. L’objectif est d’organiser un retour à domicile dans les meilleures conditions possibles.

Si besoin, une intervention au domicile est effectuée par les ergothérapeutes.

Pour préparer la sortie, le service social peut être amené à intervenir dans plusieurs domaines : l’obtention d’aides, l’ouverture des droits, la mise en place de protections juridiques…

L’établissement travaille avec des structures d’appui : SAMSAH, CPTS, DAC. Le service social met en relation le patient ou établit une continuité de prise en charge avec des associations : Association des Paralysés de France, Association A3, France Parkinson, Association des Traumatisés Crâniens (convention), SIMAD, Petites Sœurs des Pauvres…

Les assistantes sociales font des réunions de coordination avec les structures d’appui et les associations.

Enfin, sur demande, les patients peuvent bénéficier gratuitement d’une consultation juridique.

L’établissement organise des réunions avec d’anciens patients et des associations (AFTC) pour échanger avec les patients présents et leur entourage sur la sortie et la vie après la fin de l’hospitalisation. Ces réunions sont animées par un médecin et la RAQ.